Les formations continues hybrides ont connu un essor considérable depuis la pandémie de Covid-19. Dans ce contexte, la fonction d’ingénieur pédagogique a pris une place de plus en plus importante. Selon une étude d’Hesam, l’ingénieur pédagogique se développe vers la conception de formation, l’accompagnement ou encore la veille sur les outils, tandis que celle de formateur connaît « un appauvrissement, voire une fragilisation ». L’ingénieur pédagogique devient un expert en compétences

De l’ingénieur pédagogique à l’expert compétences
L’ingénieur pédagogique est un professionnel de la formation qui intervient dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des dispositifs de formation. Il a pour mission de concevoir des dispositifs de formation adaptés aux besoins des apprenants et aux objectifs pédagogiques. Dans le contexte des formations continues hybrides, l’ingénieur pédagogique est amené à travailler sur des dispositifs de formation qui combinent des temps de formation en présentiel et à distance. Il est obligé de tenir compte des besoins en compétences des entreprises, il est nécessaire qu’il adapte le contenu des formations aux demandes des candidats à la formation. Il devient expert en compétences et se situe à la croisée des chemins entre les besoins des individus et la création de formation en concordance
L’étude d’Hesam met en évidence le développement de la fonction d’ingénieur pédagogique dans les formations continues hybrides. En effet, l’ingénieur pédagogique est de plus en plus sollicité pour concevoir des dispositifs de formation adaptés aux besoins des apprenants et aux objectifs pédagogiques. Il doit connaitre les compétences qui sont développés dans les formations et s’assuré qu’elles correspondent aux recherche des individus et aux besoins sociétaux économiques. Il devient un expert dans ces domaines. Il est également amené à accompagner les apprenants dans leur parcours de formation et à assurer une veille sur les outils pédagogiques. Cette évolution de la fonction d’ingénieur pédagogique vers l‘expert compétences s’explique notamment par la complexité des dispositifs de formation hybrides, qui nécessitent une expertise spécifique en matière de conception pédagogique et de technologies de l’information et de la communication.
En revanche, l’étude d’Hesam souligne que la fonction de formateur connaît « un appauvrissement, voire une fragilisation » dans les formations continues hybrides. En effet, le formateur est souvent cantonné à l’animation de dispositifs de formation conçus par d’autres, avec plus ou moins de marges d’adaptation, ou à de l’accompagnement ou du tutorat. Cette situation est fréquente dans les organisations d’inspiration taylorienne, où la séparation des fonctions est renforcée. L’importance donnée aux compétences depuis la réforme de 2018 renforce le rôle de l’ingénieur pédagogique qui se transforme alors, en expert compétences pour vérifier l’adéquation entre les compétences des individus et les formations proposées.
En somme, l’étude d’Hesam met en évidence le développement de la fonction d’ingénieur pédagogique dans les formations continues hybrides. L’ingénieur pédagogique qui s’apparente à un expert compétences est de plus en plus sollicité pour concevoir des dispositifs de formation adaptés aux besoins des apprenants et aux objectifs pédagogiques. En revanche, la fonction de formateur connaît « un appauvrissement, voire une fragilisation » dans les formations continues hybrides. Cette situation est fréquente dans les organisations d’inspiration taylorienne, où la séparation des fonctions est renforcée. Les formations continues hybrides sont un enjeu majeur pour les professionnels de la formation, qui doivent s’adapter à des dispositifs de plus en plus complexes et à des besoins de plus en plus spécifiques. C’est pourquoi le besoin en experts compétences se fait de plus en plus jour.
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Bref! Individualiser les parcours formation, revient à mettre un formateur derrière chaque stagiaire ou à peu près (ou un dispositif e-learning). Et cela a un coût. Mais France Compétences ne veut pas l’entendre (il n’y a pas qu’eux d’ailleurs, il y a d’autres sourds). En période de réduction des budgets formation, réduction des prises en charge, forte concurrence, exigences des formateurs, les organisme de formation sont à la peine. Pour boucler l’année et sauvé leur CA (et donc, ne pas faire faillite et préserver les emplois) ils sont obligés ( je dis bien obligé) de remplir les sessions au maximum. Ce qui veut dire, plein de stagiaires qui suivent les cours d’un formateur. Si la session n’est pas équilibrée, il vaut mieux ne pas l’ouvrir ou la fermer.
Individualiser les parcours formation revient à multiplier considérablement les coûts. C’est pourquoi, ce vœux pieux n’est pas prêt d’arriver, sauf si les financeurs comprennent qu’il faut sortir du 9€15 de l’heure pour les demandeurs d’emploi et les alternants ou du 15€ de l’heure pour Transition pro.
Qui relève ce défi ? 



